Trop.
On peut me résumer avec ce mot.
C’est ce que je suis : trop.
Trop passionnée, trop entêtée, trop fière d’être de Franche-Comté, trop motivée, trop d’idées, trop engagée, trop enragée, trop désolée, trop zélée, trop organisée, trop bordélique, trop énergique, trop vite, trop optimiste, trop féminsite, trop artiste, trop idéaliste, trop créative.
Trop de personnages, trop de paysages, trop raisonnable, trop loyale, trop orginale, trop serviable, trop sentimentale, trop vulnérable.
Trop respectueuse, trop sérieuse, trop rieuse, trop rêveuse, trop généreuse, trop curieuse, trop honnête, trop fidèle, trop poncutelle, trop ambivert, trop modeste, trop discrète, trop bête, trop maligne, trop mature, trop gamine, trop naïve, trop gentille, trop précise, trop enthousiaste, trop maladroite, trop adroite, trop insouciante, trop indulgente, trop prévoyante, trop investie, trop solitaire, trop sincère, trop de passions, trop d’imagination.
Oui, je suis trop.
Mais est-ce un défaut ?
Faire dans la demie-mesure n’est pas dans ma nature. Si je ne fais pas trop, j’aurais l’impression de faire rien.
Est-ce un mal de vouloir faire trop pour faire bien ?
Je souris trop, ris trop fort, m’émeut trop vite et sans effort.
Mais suis-je en tort ?
Je suis trop bizarre, trop étrange, au point que parfois, je dérange.
Je me sens comme une anomalie dans ma famille. Parce que je suis dans le trop, parce que mes passions ne trouvent aucun écho.