
Allons enfants de la dépression
marchons ensemble dans not’ déperdition
nous en chions déjà pour nous lever
alors partons tous ensemble nous coucher
Les jours de gloires c’était bon pour nos parents
nous on nous promet juste de l’enfermement
taf, famille, crédit, c’est le nouveau credo de la tyrannie
marchons oui marchons ça servira à abreuver leurs sillons
plein de fric et sans ruissellement nous arrosons
des actionnaires qui à la fin nous égorgerons
de toutes leurs décisions à court terme sans vision
de ce que dans le futur nous deviendrons
Allons enfants, oui allons
Marchons ensemble nous nous soutiendrons
Nous en chions déjà pour nous trouver
Ca veut pas dire qu’on peut pas se rassembler
Leur drapeau sanglant nous sépare du nous tous
et nous fait appartenir à des supposés camp opposés
pourtant on aime tous manger rire et se la couler douce
c’est sûr que sans télé on aurait pas grand chose à reprocher
aux supposés autres qui pourtant nous font tant parler
le clivage ne sert le rouage que de ceux qui ont des trucs à sceller
Faut arrêter de croire que le citoyen lambda à cette case de cocher
Dans la scène publique tu te montre quand tu as des choses à cacher
Et toi, tu dois te cacher quand tu luttes et que t’as rien à te reprocher ?
Allons enfants, oui allons
Marchons ensemble sans cloison
Nous en chions pour se faire écouter
Ca veut pas dire qu’on peux pas aller les chercher
Elle est passée où notre âme de révolutionnaire ?
Le peuple est à terre quand il n’y a même plus à la faire taire !
Allons enfants allons, reprenons les clefs de notre maison !
Il est grand temps de réécrire sur les murs révolution
Elle est branlante et ses fondations prennent l’eau
Retroussons nos manches on va y faire des travaux
Tout casser, bon plan pour tout reconstruire
Ca, c’est un vrai programme qui sent l’avenir
Attention les locataires ont qu’à bien se tenir
Parce que nous sommes les vrais proprio et on va venir
Allons enfants, oui allons
Construisons ensemble notre opposition
Ca les fera chier de nous voir se lever
On peut s’dire qu’ils méritent d’être égorgés