
Nous sommes au printemps de nos vies
et pourtant dans un automne de civilisation
on nous demande de bourgeonner
tout en nous entourant de feuilles décomposées
Comment envisager notre avenir
quand tout ce qui nous entoure
à nos sentiments sont aveugle sourds
et nous prouve que nous sommes plus proches du terme que du commencement
Nous grinçons et gueulons
face aux absurdités que l’on rencontre
la naïveté et l’insouciance
s’envole face à la vacuité de notre existence
Et vous osez nous demander
De vous réchauffer avec nos jeunes pousses ?
alors que vous ne nous offrez que rigueur et austérité ?
comment envisager un futur sans peur
quand celui-ci ne nous parle que de labeur
Sans lendemain qui luit de nos envies
La fin de l’abondance c’est facile à envisager
Quand on a eu le droit de vivre en été
Et qu’on a eu le temps d’accumuler
Plein de réserves de la cave au grenier.
Sales vieux riches aigris de merde je me souhaite votre mort
C’est le seul cadeau que vous nous laisserez
Le droit enfin de décider !