Il fait beau, mais le cœur pleut,
les mains se tendent, mais elles n’attrapent rien.
L’air circule entre les doigts,
les doigts de pieds sont écartés, mais aucun sol pour les reposer.
Il fait beau, mais le cœur pleut,
la violence fait son nid dans les têtes,
le bitume coule dans les poitrines,
tout devient feu et revers.
Il fait beau, mais le cœur pleut,
les flammes dans les yeux consument les têtes,
rien n’est d’or pourtant, tout est gris.
À quoi sert de désirer de la fumée ?
Il fait beau, mais le cœur pleut,
à l’intérieur un avis de tempête a été annoncé
et rien ne pourra l’arrêter,
La colère salvatrice tracera sa route.
Il fait beau, mais le cœur pleut,
tout séparé et rien ensemble,
on trace nos routes sans panneaux de signalisation
et sans autre voiture que nos pauvres carcasses.
Sororité, fraternité, adelphité
portent nos pauvres petits cœurs mouillés, nous
ne nous oublions pas sur le chemin tracé et capitalisé,
leurs succès et nos infortunes arroseront nos rage de vivre.