Feux Doubs !
Carillon
Categories: Greg

Quatre bouts de métal et deux de bois.
L’amour au bout d’un fil de soie.
Quand vient l’été, tu rafraîchis, tu apaises,
et l’automne souffle sur les braises.

Danse dans le vent, carillon fantasque.
Danse et montre moi, l’invisible,
le vent qui passe, Éole et ses bourrasques.
Danse et montre moi l’irrésistible.

Au milieu des feuilles vieillissantes, d’une main tu te tiens ferme
Tu t’envoles même, tes amarres larguées à la première brise.
Orange et feu, virevoltent dans l’âtre de la ferme.
Argent et voeux discutent avec l’étoile éprise.

Je t’ai fait de mes mains et tu m’as fait de ta voix.
Dis mon nom, juste un instant, juste ça.
Égoïste, je voudrais toujours ton rire
Mais même les êtres de fer doivent dormir.

Dors carillon, dors tant que tout est calme.
Ton repos pour le salut de mon âme.
Dors le jour, que je t’entende la nuit.
Même à l’autre bout du jardin, je te suis.

J’entre dans le rêve, souffle de vie.
Du bruit des lèvres, inertie et mouvement.
Tintes dans le noir, tintes et retentis.
Des notes pures, quelque soit le temps.

Vis, carillon, vis pleinement.
Vis, carillon, vis, je t’entends.
Vis, carillon, vis, je t’attends.
Vis, carillon, vis et bon vent.

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