Feux Doubs !
Séparation

Je suis et ne suis pas mes handicaps.
Les deux intenses réalités co-existent :
La meilleure piste serait de les considérer,
Les disséquer, pour les analyser, puis les comprendre,
Ce qu’une séparation pourrait permettre d’entreprendre.

Je suis mes handicaps,
Contre lesquels les ignorants se heurtent, fermés ;
Contre lesquels moi-même je me cogne, lamentable ;
Une cage qui ne se trouve jamais refermée,
Mais à la longueur tant inconnue qu’interminable.

Je suis mes handicaps,
Qui précisent mes capacités et mes difficultés ;
Desquels il serait appréciable, et de bon ton,
D’au moins tenter, rien qu’un petit peu, de s’adapter,
Sans nécessairement en connaître toutes les définitions.

Je suis mes handicaps,
Que j’apprends à connaître,
Parfois même apprivoiser.
Ils savent régner sur mon être, en maîtres,
Lorsque mes limites sont fracassées.

Je ne suis pas mes handicaps,
Je suis une quantité de choses :
Des goûts, des sensibilités ;
Des forces et des fragilités ;
Sur lesquels mon identité repose.

Je ne suis pas mes handicaps :
Je suis intriguée par les haïku, tanka, chōka ;
Je prends plaisir à lire mes poèmes en scène ouverte ;
Je n’ai guère envie d’acquérir un jour la main verte ;
Bon courage pour me faire avaler du café moka.

Je ne suis pas mes handicaps :
Sequins et patience m’ont permis de créer une sombreball ;
Le diamond painting est agréable, accompagné d’une série ;
Qu’il est exaltant de savourer la musique sans rien faire dans le lit ;
Je pourrais passer des heures à lire sous un sublime saule.

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