Monsieur le président,
Je vous adresse ces quelques mots
Qui retiendront peut-être votre attention.
Il y a certain temps, vous avez déploré la baisse de natalité dans notre contrée et vous nous avez suggéré de remédier à cette situation sans tarder.
« Nous ? » Nous, les femmes et surtout, les jeunes femmes. Celles qui ont des ambitions, autre que celles de s’occuper d’un nourrisson. Celles qui étudient pour trouver un emploi, qu’on leur refusera.
Parce qu’elles sont femmes, parce qu’elles sont jeunes ! Deux fléaux en une seule personne !
Monsieur le président, ces mots vous surprennent ?
Cela ne me fait aucune peine. Laissez-moi vous dire que vous avez provoqué de la jeunesse l’ire !
L’État que vous dirigez nous ignore, nous méprise, nous cause du tort sans lâcher prise !
Monsieur le président, ne le niez pas. Après tout, l’État gouverne à coup de 49.3.
Pendant les J.O, des étudiants déjà précaire ont dû quitter leur logement si cher ! Un honneur ? Une horreur.
Monsieur le président, vous déplorez le manque d’enfant. Mais comment vouloir d’enfant quand on traite les jeunes en indésirables ? Comment vouloir des enfants sans un avenir fiable ?
Ne nous traitez pas d’égoïste, la jeunesse est juste triste. Notre futur est incertain et malheureusement, il est entre vos mains.
Monsieur le président, si vous voulez nous faire taire, sachez que la jeunesse en colère ne se laissera pas intimidée. Lancez vos chiens enragés, nous ouvrirons les bras pour les embrassés. Car notre jeunesse prône l’amour et le respect.
Des mots, monsieur le président, qui semble vous échapper. C’est normal, ils sont venus vers la jeunesse se réfugier.